Le Parti pris des animaux – Jean Christophe Bailly

Les premières peintures furent des représentations animales. On recense aujourd’hui la disparition des espèces, on mesure les menaces pesant sur les biotopes et l’on agite, à titre d’hypothèse dramatique, la disparition des animaux. Entre présence souveraine et disparition redoutée, l’attention portée aux animaux, depuis quelques années, devient inquiète. Le Parti pris des animaux résulte d’un geste à la fois littéraire, philosophique et poétique qui consiste à observer les bêtes par le prisme de l’inquiétude qu’elles causent aux hommes mais également dans leur radicale singularité au-delà de tout souci des espèces. Cette attention va si loin qu’elle souhaiterait parfois pénétrer les perceptions animales pour appréhender leur monde de l’intérieur.
Jean-Christophe Bailly revient, quelques années après Le Versant animal, sur l’énigme que constitue leur singularité vivante et son défi pour la pensée.

F.G.

Jean-Christophe Bailly est écrivain et enseignant à l’École nationale du paysage et de la nature de Blois.

Présentation: Frédéric Gendre, responsable de la bibliothèque de philosophie, université Lille 3.

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